L’objectif général visé par le Code de déontologie est de contribuer à assurer l’accès durable des populations pauvres à des services bancaires de proximité en créant les conditions nécessaires de pérennité des IMF.
En terme d’objectifs spécifiques ce Code vise à:
Assurer une meilleure collaboration aussi bien entre les différentes IMF-membres engagées dans une ou plusieurs zones d’intervention (éviter de se faire une concurrence sauvage et nuisible), qu’entre la profession et l’Etat et ses partenaires au développement,
Faire appliquer par les IMF-membres les règles minimales de bonne gestion et de pilotage, règles acceptées par toutes parce que relevant d’un consensus général,
Développer l’échange, la concertation et la réflexion commune inter IMF,
Systématiser le recours à des outils de gestion et de contrôle communs et performants
Améliorer et développer la circulation et la diffusion de l’information entre les IMF-membres,
Développer et privilégier l’expertise croisée entre les IMF selon les compétences internes identifiées et disponibles, avant le recours aux solutions externes,
Mieux définir l’identité des IMF et consolider leur autonomie d’action et d’intervention,
Renforcer la légitimité des IMF à travers la reconnaissance par tous, de leur impact socio-économique favorable pour les populations et de leur contribution positive en termes de lutte contre l’exclusion sociale,
Accroître la crédibilité des IMF auprès de la population cible et des autres partenaires (État, partenaires au développement... ) par l’établissement de relations de confiance,
Améliorer l’efficacité d’intervention des IMF et renforcer leur portée en terme d’impacts sur le développement à la base et de lutte contre la pauvreté,
Renforcer la solidarité entre les IMF et rendre effective leur vision commune quant à l’autorégulation du secteur de la micro-finance, au respect des textes réglementaires qui le régissent, et à la volonté de l’assainir et de le promouvoir.
Article 1 :OBJET
Le présent règlement a pour objet de compléter et de préciser les modalités d’application des statuts de l’Association Nigérienne des Institutions Professionnelles de la Micro – Finance ( ANIP – MF ) adoptés le 15 Septembre 1999 et amendés par l'Assemblée Générale Ordinaire du 14 août 2003 à Niamey.
Article 2 :Engagement des membres
Toute décision prise par l’Assemblée Générale de l’ANIP – MF engage l’ensemble de ses membres.
Convaincus de la nécessité pour les Institutions de Micro finance du Niger d’agir ensemble et solidairement afin de promouvoir et défendre le secteur en forte expansion et qui a pour but principal, la lutte contre la pauvreté, et le développement économique du pays.
Soucieux de contribuer efficacement au développement du secteur de la micro finance et de participer activement à la définition, à la mise en place et à l’actualisation d’une Politique Nationale pour la promotion de la micro finance au Niger.
Conscients de la nécessité de se regrouper dans une association professionnelle constituée uniquement des structures de micro finance dont la vision essentielle est le professionnalisme, la performance financière et opérationnelle, l’institutionnalisation et la pérennité.
Eu égard à tout ce qui précède, et l’issue de l’Assemblée Générale Constitutive tenue à Niamey, le 15 septembre 1999 celles du 14 août 2003 et du 07 novembre 2006, les fondateurs et membres ont convenu de ce qui suit :
Les premières Institutions de MicroFinance (IMF) sont apparues au Niger à la fin des années 1980. Aujourd’hui elles sont au nombre d’une vingtaine mais sont loin de couvrir l’ensemble du pays et de la clientèle potentielle.
En particulier les zones et les populations les plus vulnérables ne sont pratiquement pas couvertes. Les IMF professionnelles existantes sont encore fragiles et les opérations de crédit ne respectant pas les bonnes pratiques sont encore nombreuses et créent des distorsions importantes.
L’ensemble des partenaires actifs dans le secteur de la microfinance au Niger (IMF, BCEAO, Etat, bailleurs de fonds) ont, au cours de l’année 2000, élaboré en commun une stratégie nationale à long terme et un plan d’actions pour les quatre prochaines années.
A long terme l’objectif est d’atteindre une couverture de l’ensemble du territoire et des clientèles par des IMF professionnelles, opérant dans un cadre juridique adapté et articulées avec le secteur bancaire.
Trois grands axes ont été identifiés pour les quatre premières années :
1. le renforcement du secteur de la microfinance par le contrôle et la concertation : dialogue de
politique, assainissement, mise en oeuvre de la réglementation, adaptation du cadre juridique,
organisation de la profession ;
2. la consolidation, la professionnalisation et le développement des IMF : plans d’affaire,
renforcement de leurs organisation interne, ressources humaines et structure financière et
extension de leur couverture ;
3. recherche et développement de services adaptés aux groupes vulnérables : études d’impact,
conception et tests de nouvelles méthodes et produits, capitalisation et diffusion, pérennisation
de la capacité d’innovation du secteur. La représentation de la profession et, pour surtout le premier objectif, le Ministère des Finances et de l’Economie seront les acteurs centraux de la stratégie. Il est souhaité que les bailleurs de fonds contribuent au dialogue de politique et à la promotion du secteur, mais également à son assainissement.